The Lulu projekt

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Cécile Arthus | Magali Mougel
CRÉATION 2021

Se révolter, c’est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l’intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté… Il ne reste plus que la fuite. Eloge de la fuite, texte de Henri Laborit

Résumé

Lulu n’est pas un ado comme les autres, sans doute parce qu’il vit de l’autre côté d’un mur, dans une tour au milieu des champs, avec une mère qui a du mal à accepter tel qu’il est et qui idolâtre sa soeur.

Le rêve de Lulu ? Devenir une star du rock ou du punk, ou partir à la conquête de l’espace et des étoiles. Mais Lulu doit passer des tests scolaires qui décideront de son avenir. Et l’avenir qui lui est proposé ne l’enthousiasme guère !

Alors, avec Mortitz, son copain malvoyant, Lulu s’échappe dans des rêves traversés d’extraterrestres bienveillants, où il serait possible de tout reprendre à zéro. Les deux amis réinventent un monde à la mesure de leur imaginaire et de la cécité qui gagne Moritz quand survient, comme tombée du ciel, une jeune fille improbable.

Magali Mougel trace le portrait d’un adolescent qui, à sa manière, et quitte à être mis au ban de la normalité sociale, détourne l’ordonnance imposée dans une fuite en avant émancipatrice et libertaire.

Intentions

Magali Mougel aborde avec sensibilité et justesse des questions épineuses de notre monde occidental, sachant en restituer toute la complexité à travers la fiction. Les personnages qu’elle crée sont lumineux et fragiles. Grâce à sa poésie, elle rend audible ce que l’oreille refuse d’entendre et visible ce que l’oeil refuse de voir. Magali Mougel a cette capacité à raconter des histoires émouvantes, politiques et libératrices.

Un projet théâtral et musical
Dans The Lulu projekt, la musique tient une place centrale, tenant de la forme opéra tique. Comme la BO d’un film, elle accompagne le récit et l’intensifie, le rythme, le décale et invite à la réflexion. En plus du sens qu’elle apporte, la musique rock, punk, grunge des années 80-90 choisie par Magali Mougel se fond avec le texte. Elle structure la pièce et semble entrer en correspondance avec le rythme biologique des personnages. En alternant moments de tensions et moments de détentes, elle introduit de l’intensité sans nuire à l’unité et à la continuité du phrasé : elle en déplace les accents. La musique tient ici son caractère jubilatoire du fait que, l’espace d’un instant, on se passe de parole, et qu’en se passant des mots, cet accompagnement nous renseigne sur un monde lui-même silencieux. Les musiques des années 80-90 créent en outre un lien évident entre les générations, un espace de dialogue, presque universel. L’interdisciplinarité théâtre-musique, ouverture à ces deux arts frères, sera un appel à la cohabitation des publics.

Un voyage dans l’univers de Lulu
Le décor pourra être constitué d’un cyclo et de blocs géométriques de différentes tailles. L’espace est mouvant, les éléments scénographiques sont mobiles et se transforment au gré des tableaux. Ils dessinent et organisent différents plans et permettent de travailler sur la hauteur. Au fil des 14 épisodes de la pièce, le décor joue sur l’apparition-disparition de tableaux éphémères qui se construisent et se déconstruisent sous nos yeux. Dans une fluidité de mouvements, les acteurs manipulent, installent, déplacent les éléments tout en jouant. Tantôt l’espace est vide, tantôt il se remplit de volumes.
Les images sont à la fois très travaillées et épurées à leur maximum, laissant toujours la musique, la parole et le corps des acteurs – pour ne pas dire le rythme – au centre de la réalisation.
Tour à tour dans la cuisine de l’appartement familial, dans sa chambre, sur le bord d’une route, dans un abattoir, sous la pluie, sur le toit d’une tour, dans une voiture, dans un jardin, dans la rue, face à un champ de colza et devant un paysage enneigé, l’univers de Lulu nous apparaît tout en échappant au réel : il est coloré, lumineux, contrasté et bizarrement surréaliste.

CALENDRIER (en cours)

> Premières à l’automne 2021
> Résidences de création en 2020 et 2021 : La Méridienne, scène conventionnée de Lunéville (54), le Théâtre de la Tête noire à Saran (45), en cours…
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Téléchargements

dossier The lulu projekt

Générique

 

Théâtre et « mythologie ordinaire » sur les musiques de Nina Hagen, Sex Pistols, Mo-Do, Marylin Manson, Neil Young, Nirvana

 

Mise en scène
CÉCILE ARTHUS

Texte
MAGALI MOUGEL

Corps et mouvements
EN COURS

Scénographie
ESTELLE GAUTIER

Costumes
EN COURS

Lumières
MAËLLE PAYONNE

Sons
EN COURS

PIECE POUR 6 INTERPRETES
Distribution en cours

Production
Oblique Compagnie

Coproductions (en cours)
La Méridienne, Scène conventionnée art et création de Lunéville (54), le Théâtre de la Tête noire, Scène conventionnée des écritures contemporaines de Saran (45), en cours…

Soutiens en résidence (en cours)
La Méridienne, Scène conventionnée art et création de Lunéville (54), en cours…

Soutiens financiers (en cours)

Distinctions
. Prix Collidram 2018, prix de littérature dramatique des collégiens
. XVe prix de la pièce de théâtre contemporain pour le jeune public 2018
. Scenic Youth 2018, prix des lycéens pour les nouvelles écritures de théâtre
. Comité de lecture du Théâtre de la tête noire à Saran, 2018

The Lulu projekt est édité aux éditions 34.

Spectacles

DSC_0157The Lulu projekt
ELDORADO DANCING - LMA_6341Eldorado Dancing
crédit photo@Jeanne RoualetTaisez-vous ou je tire
photo @ Arthur PequinAngelo ... de Victor Hugo
crédit photo@Pascal GelyHaute - Autriche

Actions Artistiques

Photo Stéphane ThéveninContre-courants # 3
credit photo@Virginia CastroContre-courants # 2
crédit photo@Pascal GelyContre-courants # 1

Autres Collaborations

crédit @ Richard VollanteLooking for Alceste