Transmission 2013

contre-courants #1 – Les enfants

  • Sur une idée de Cécile Arthus

Théâtre-concert / création 2013

    TEXTE

    Edward Bond et les paroles de jeunes habitants thionvillois (collectées à l’occasion d’une étude participative « Être jeune et vivre bien à Thionville », dirigée par Christelle Lebas et Brice Lesaunier, Utopia jeunesse)

    TRADUCTION

    Jérôme Hankins

    MISE EN SCÈNE

    Cécile Arthus

    AVEC

    Heidi Brouzeng, Christophe Ragonnet, Benoît Moreira, Julien De Ciancio, Andréa Miguel, Roxanne Le Duc, Mélanie Mourrier, Victor Henrion, Jules Maillard, Marine Feliziani, Charlotte Moinat

    VIDÉO

    Thierry Léger et les jeunes du Centre Le Lierre : Lisa Dondainas, Juliette Metzler, Ines Hebling, Charlotte Huin, Cécile Horn, Faress Taimour, Yannis Taimour, Théo Jung, Suzanne Léger, Bervailler Arnaud, Aline Georges

    MUSIQUE

    Vincent Nolot et le groupe Dickies : Jeremy Bellavilla, Luc Ardizzoia, Nathan Weber, Matthieu Bauer

    SCÉNOGRAPHIE

    Cécile Arthus et Christophe Boisson

    ASSISTANTE À LA SCÉNOGRAPHIE

    Claire Michaud

    CONCEPTION PANTIN

    Chantal Lallement

    CONSTRUCTION DÉCORS

    Ateliers du NEST

    LUMIÈRE

    Denis Koransky

    SON

    Eric Sesniac et Stéphane Faerber

    INTERVENANT

    Stéphane Gilbart

    PRODUCTION

    Oblique compagnie

    PARTENAIRES EN NATURE ET COMPÉTENCES

    Centre Le Lierre – Mission locale du Nord Mosellan, Maison de quartier de la Côte des roses, Centre Jacques Prévert, École de la deuxième chance, Association Émergence

    MENTIONS

    Opération réalisée grâce au concours financier du Conseil régional de Lorraine, de la Ville de Thionville et du CCAS, du Conseil général de la Moselle, de la DRAC Lorraine, de Passeurs d’images

    Projet accueilli en résidence par le NEST – CDN de Thionville Grand Est

    Comment accepter le compromis difficile qu’est le passage au monde adulte, sans reproduire ni subir la violence de la société qui nous entoure ? Suite à un fait divers dans une école en Angleterre, Bond écrit une pièce coup de poing à destination des adolescents, à la fois spectateurs et interprètes.

    Respectant la règle du jeu, la metteuse en scène Cécile Arthus lance le projet Contre-courants à Thionville avec un large groupe de jeunes de la région. Dans cette création artistique et participative, le théâtre se mélangera à la musique et à la vidéo, les comédiens novices aux initiés.

    Sollicitant leur imaginaire au contact du plateau, ils s’approprient l’histoire de Joe, un jeune garçon contraint par sa mère de mettre le feu à une maison de son quartier. Un drame grave se produit et l’entière responsabilité est rejetée sur l’adolescent, qui prend la fuite pour échapper à la police. Parce que les adultes ne sont pas toujours les garants de la justice et de la vérité, les jeunes interprètes sont amenés à développer leur capacité d’analyse et leur sens critique face à une situation et des réactions sociales auxquelles ils peuvent être confrontés.

    Les enfants est une pièce coup de poing, où les situations métaphoriques s’entrechoquent, mêlées à la trivialité d’une réalité sociétale et environnementale que l’on connaît dans notre présent. L’humain et l’inhumain sont face à face et le drame repose sur des situations fondamentales dans lesquelles chacun de nous peut se reconnaître.

    GENÈSE

    En mai 2013, après une année de répétition et d’ateliers artistiques, la première édition du projet Contre-courants voit le jour.

    Contre-courants #1, c’est un projet théâtral participatif, innovant et ambitieux, en direction de la jeunesse Mosellane. Un projet artistique qui utilise les ressources du territoire et qui mélange les disciplines afin de pouvoir proposer aux différents protagonistes un véritable cheminement extra-scolaire sur un an.

    Les objectifs sont nombreux : favoriser les rencontres et les échanges entre les populations, promouvoir une œuvre contemporaine, valoriser l’image de la jeunesse, favoriser l’insertion sociale des jeunes par la pratique culturelle, et ainsi lutter ensemble contre la discrimination, l’exclusion et les préjugés.

    Au-delà des rencontres qu’ils ont pu faire, ce projet a permis aux jeunes participants de pratiquer différentes activités culturelles (ateliers de théâtre, vidéo et musique) et d’acquérir de nouvelles compétences aussi bien en tant qu’acteur qu’en tant que spectateur. À cette occasion, ils ont pu affiner leur regard (école du spectateur) et découvrir de nouvelles pratiques auprès de professionnels confirmés.

    Avec le texte de Edward Bond, l’étude participative « Être jeune et vivre bien à Thionville » de Brice Le Saunier et soutenus par les compétences du journaliste-critique Stéphane Gilbart, les jeunes ont entamé une réflexion sur différentes questions majeures : sociétales, esthétiques, politiques. Un véritable dialogue a pu être crée entre les jeunes, la population et les politiques : les rendez-vous étaient précédés d’une action de sensibilisation aux thématiques du projet et chaque représentation a été suivie d’un débat entre les jeunes participants, les spectateurs, les représentants et élus.


    Contre-courants #1 a touché une cinquantaine de jeunes en tant qu’acteurs, et plus de 600 spectateurs de tous les âges et de tous les quartiers ont assisté aux représentations. Les jeunes venaient de différents horizons et de différents milieux socioculturels, touchant également et surtout leurs familles, leurs parents et leurs amis, parfois encore plus éloignés de la culture et des pratiques artistiques.