Le Promontoire

photo Jerome Dupleix

Oblique cie I O’Brother company
Jean-Marie Piemme
Création novembre 2020

« On lit ou on écrit de la poésie non pas parce que c’est joli. On lit et on écrit de la poésie parce que l’on fait partie de l’humanité, et que l’humanité est faite de passions. » TOM SHULMAN

Résumé

Face à la classe, un (faux) professeur se lance d’une façon peu conventionnelle dans l’exploration des pouvoirs de la littérature. Les livres des grands auteurs tombent sur la table. Seulement des mots ? Non, les convoquer, c’est une invitation à les vivre. La vie, l’amour, la mort sont convoqués, et toutes les questions que se pose l’humanité depuis la nuit des temps : comment vivre, quel sens donner à sa vie, de quoi pouvons-nous témoigner ? Et voilà que la Juliette de Shakespeare débarque dans la salle de classe, revendiquant bien plus que sa réalité. La littérature, ce n’est pas juste du vent, on peut aussi y entrer, chacun à sa manière, quand on joue le jeu de la dire, la redire et refaire les histoires. L’immense jeu de la liberté.

Ce qui existe et n’existe pas. Ce qui n’est pas et qui est, c’est le chemin vers l’infini, dit Victor Hugo.

Projet imaginé par Cécile Arthus (Oblique cie) et Fabien Joubert (O’Brother Company), Le Promontoire est une invitation à sortir du cadre, et à lire de la poésie pour en extraire « la substantifique moelle » de la vie.

De décalages en situations inattendues, le texte joue sur les faux-semblants. Les élèves passent du statut de témoins à celui d’acteurs, puis de spectateurs.

La force de l’interprétation et du jeu des acteurs nous permettra de montrer, à travers la fable mise en miroir, à quel point il est précieux de rencontrer les oeuvres des auteurs et des poètes.

Intentions

« C’était un soir à Mulhouse, nous marchions dans les rues, Fabien venait de jouer dans un spectacle que je venais de voir. Nous sommes tous les 2 de la Région Grand-Est, nous y avons nos compagnies, et c’est donc assez naturellement que nous échangeons sur nos activités respectives. Rapidement, Fabien me parle du « Service public de lecture » et me dit qu’à travers cette action dans les lycées, son seul rêve, plus tard quand il regardera en arrière, serait que tous les lundis matins, dans toutes les écoles de France, un acteur ou une actrice soit à la disposition des professeurs pour lire des textes aux élèves.

« Son désir irréductible de transmettre aux jeunes générations l’importance de la langue et du génie littéraire » me touche. Le grain de sa voix, sa personnalité, sa générosité et en même temps sa simplicité m’interpellent. Il me parait avoir échappé à une forme de lassitude, il est intarissable, vivant et passionné, il a un secret c’est sûr, un secret que je veux percer, un secret que je veux mettre en scène.

Cette rencontre s’inscrit donc évidemment en moi et je vais la laisser voyager dans mon esprit pendant plusieurs mois. 18 mois se passent puis je recontacte Fabien à l’été 2019.

Notre échange reprend, il est nourrit et évident. Nous reparlons du Service public de lecture, de sa récente découverte du Promontoire du songe de Victor Hugo, d’Annie Lebrun, de Charlotte Delbo, du spectacle By heart de Tiago Rodriguez, de Monsieur Kitting dans Le cercle des poètes disparus et de comment nos vies d’adolescents ont été modifiées par la rencontre avec le théâtre et les grands auteurs et les grands textes du répertoire.

Très rapidement, l’envie s’impose de travailler ensemble à la création d’une forme légère, nomade d’environ 1 heure, qui se jouerait dans les salles de classe. Nous souhaitons transformer cette magnifique action de pratique artistique qu’est le Service public de lecture, en un spectacle. Nous souhaitons faire vivre aux élèves-spectateurs une expérience inattendue, ludique et poétique. Nos expériences respectives nous poussent en effet sans cesse à la recherche de nouveaux espaces de création et de représentations. A l’encontre du discours sécuritaire de la réussite qui voudrait faire de l’école un lieu « sans histoire », nous proposons d’y introduire pleins « d’histoires », où chacun puisse puiser, se reconnaitre ou découvrir.

Transformer les salles de classe en scènes pour l’imaginaire.

Cette idée rebondit et touche la metteur en scène que je suis. D’abord, parce que les salles pendant le temps scolaire apparaissent comme un terrain de jeu pour les acteurs et pour les textes, offrant un espace et un public tout à la fois intime et foisonnant, comme pourraient l’être aussi des soirées dans les internats, par exemple. Ensuite, parce que ces « lectures » ouvrent des perspectives sur le métier même de comédien. Comment, pourquoi devient-on comédien ? Pourquoi apprendre des textes par coeur ? Pourquoi cette envie de les partager ? Qu’est-ce qui déclenche cela ? Et comment les dire ? A quoi sert le théâtre ? Pourquoi y va-t-on ? Pourquoi en écrit-on ?

Cécile Arthus

CALENDRIER (en cours)

> Premières à l’automne 2020 à la Méridienne, Scène conventionnée de Lunéville
Puis représentations à l’ACB, Scène nationale de Bar-le-Duc, au Théâtre de la Tête Noire de Saran, dans les collèges et lycées de Reims…

Téléchargements

dossier Le promontoire

Générique

 

Mise en scène
CÉCILE ARTHUS

Texte
JEAN-MARIE PIEMME

Avec
FABIEN JOUBERT et ANNE LAURE HAGENMULLER

Production
Oblique Compagnie et O’Brother company

Partenariats
ACB – Scène nationale de Bar-le-Duc, La Méridienne – Scène conventionnée de Lunéville, le NEST – CDN transfrontalier de Thionville Grand-Est, le Théâtre de la Tête Noire – Saran, lycées et internats de Reims