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Métie Navajo | autrice et dramaturge

MetieNavajoMétie Navajo Elle Métie Navajo est née en 1978. Après des études de lettres menées jusqu’à l’Agrégation, quelques années de vagabondage libre, elle se consacre avec plus de constance à ses activités d’écrivain et d’enseignante de lettres et théâtre dans les zones-pas-faciles de la banlieue parisienne où elle se fait une idée concrète de la dite  » mixité sociale ».

Elle a publié depuis 2001 des textes dans différentes revues (Le Zaporogue; Sprezzatura, Villa Europa), des récits longs aux croisements des genres : L’Ailleurs mexicain, chroniques d’une Indienne invisible (L’Esprit Frappeur, 2009), La Geste des Irréguliers (Rue des Cascades, 2011), et a travaillé avec plusieurs compagnies de théâtre, plus particulièrement comme auteure et dramaturge avec la compagnie KL.

En 2010, elle crée avec des personnes sans papiers le spectacle Toute Vie est une vie qui hante les lieux artistiques alternatifs, les squats, les occupations et même les vraies salles de spectacle pendant plus d’un an, jusqu’au Théâtre des Carmes à Avignon en mai 2011. En 2014, la pièce Ousama Big Ben, ou la folle histoire de la compagnie irrégulière, obtient le prix Guérande, sous la présidence de Pauline Sales.

En 2015, tout en gardant un oeil sceptique sur l’évolution de la dite « mixité sociale » et un espoir peut être infondé en les bienfaits du théâtre à l’école, elle participe à l’écriture de bals littéraires organisés par la coopérative d’écriture. En 2015-16 et 17 , elle travaille en collaboration avec Oblique compagnie, Le Préau-Ccdn et le Nest_CDN sur l’écriture et la création de Taisez-vous ou je tire, volet I d’un diptyque. Le deuxième volet est une commande de la compagnie Oblique et s’intitule Eldorado Dancing. En cours d’écriture, ce projet vient de recevoir l’Aide à l’écriture théâtrale de l’Association Beaumarchais-SACD. Il sera créé en 2019.

 L’ECRITURE DE METIE NAVAJO

J’ai trouvé dans Eldorado Dancing, et l’ensemble des textes de Métie Navajo, une écriture d’une justesse redoutable, incisive, engagée dans la matière vivante de notre temps. Cette écriture décortique le réel tout en subtilité et fait voler en éclats les stéréotypes. Elle stylise le drame social, fait un pas de côté et transforme l’anecdotique en fait universel.

Le théâtre de Métie Navajo est politique. Il interroge le présent et défriche des situations complexes qui ont toutes quelque chose de familier. Sa stratégie mêle très intimement développement réaliste, réflexion politique et montée en puissance du surnaturel et du symbolique.

Métie Navajo ne stigmatise pas, elle tente de comprendre les fonctionnements des individus entre eux. Les situations qu’elle crée semblent mettre en éprouvette des personnalités différentes dans une situation donnée et cela donne un cocktail explosif d’expressions et d’instincts. L’échange devient alors possible et l’improbable a lieu. Sa langue troublante engendre des effets tout à la fois comiques, d’une grande violence et d’une grande sensualité. Cette langue agit aussi entre les lignes, dans les non-dits et les comportements. Sa manière offre à la mise en scène comme aux spectateurs la liberté de s’introduire dans la mécanique infernale.

Mais au milieu de cette réalité gluante qui nous colle à la peau, elle nous permet aussi de croire en un avenir différent et novateur.
Cécile Arthus

Aurélie Gandit | chorégraphe et performeuse | Compagnie La Brèche, Nancy

Après le Conservatoire de musique et deAURELIE GANDIT danse de Nancy, Aurélie Gandit se forme à la danse contemporaine auprès d’O. Mesa, Fattoumi/Lamoureux, M. Tompkins, S. Linke, P. Kuypers, F. Beaubois, M. Cambois et R. Crisp. Titulaire d’une Maîtrise d’histoire de l’art à l’Université de Nancy 2, elle intègre en 2000 la formation curatoriale de l’École du Magasin-Centre National d’Art Contemporain de Grenoble puis travaille au Musée des Beaux-Arts de Nancy, au Frac Lorraine et au centre d’art contemporain la Synagogue.

Elle crée en 2007 une proposition in situ au Musée des Beaux-Arts de Nancy – La Visite dansée – et fonde sa propre compagnie : La Brèche. Après (a)musée en 2008, elle invente de nouvelles Visites dansées pour d’autres musées.

En 2010, elle conçoit avec Matthieu Remy La variété française est un monstre gluant . En 2011-12, elle participe à la formation Transforme, Écrire de Myriam Gourfink et crée Histoires de peintures puis De Pictura.

En 2012-14, elle est accueillie en résidence à l’Arsenal. Interprète pour diverses compagnies, elle réactive les performances de la collection du Frac Lorraine et signe également des textes et conférences.

En 2016, elle rejoint l’équipe de Taisez-vous ou je tire et la compagnie Oblique pour former un binôme avec Cécile Arthus et faire un travail croisé autour des deux disciplines. Aurélie Gandit n’écrit pas de partitions chorégraphiques. Elle donne à ses interprètes des règles du jeu afin que tout puisse s’inventer. Elle dissèque, met en miroir, révèle, libère.

 AURÉLIE GANDIT | UNE ÉCRITURE CROISÉE

Le travail d’Aurélie Gandit, chorégraphe, avec les comédiens, cherche à rendre aux corps toute leur place : ils fabriquent un rythme et une présence commune qui oeuvrent sur les paroles dites, les mots échangés, les silences, la circulation et les regards.

Aurélie Gandit n’écrit pas de partitions chorégraphiques. Elle donne à ses interprètes des règles du jeu afin que tout puisse s’inventer. Elle dissèque, met en miroir, révèle, libère.

La pratique de la composition instantanée, lui permet de saisir et de réactiver les passages entre les sensations, les perceptions et l’action pour ouvrir sur l’imaginaire du mouvement dansé. Son travail d’écriture se nourrit et prend sa source dans les textes, qu’ils soient de nature discursive, documentaire ou poétique. Elle tisse alors des mailles entre les mots et les mouvements dansés qui convoquent tour à tour pensées et sensations.

Aurélie Gandit a donné le nom de La Brèche à sa compagnie de danse, elle conçoit son travail de chorégraphe comme une ouverture d’interstices entre les faits et le sensible, entre la forme, ses sources et ses effets, entre le cadre et le mouvement de vie, l’acquis et l’invention, l’interprétation du monde par l’artiste et son interprétation par le spectateur.

Son travail de création, souvent hybride, tisse des liens étroits entre le corps des interprètes, les situations et les mots d’un texte.

Avec Aurélie Gandit, nous chercherons le commun des langages, une alchimie pour qu’ils s’imbriquent et se renforcent, dans un même espace-temps.
Cécile Arthus

Estelle Gautier | scénographe et conseillère artistique

ESTELLE GAUTIER 1Scénographe formée à l’ENSATT, Estelle Gautier travaille en 2009-10 auprès de Bernard Sobel (Cymbeline de Shakespeare à la MC93) et Claudia Stavisky (Lorenzaccio de Musset sous chapiteau). Elle a participé à tous les projets de La Nouvelle Fabrique (Lyon) jusqu’en 2014.

Elle collabore avec Kheireddine Lardjam (notamment pour End/igné de Mustapha Benfodil, Page en construction de Fabrice Melquiot, et O-dieux de Stefano Massini ) et avec Philippe Baronnet (Bobby Fischer vit à Pasadena de Lars Noren créé au CDN de Sartrouville, Le monstre du couloir de David Greig et Maladie de la jeunesse de Ferdinand Bruckner au Préau.

En 2013, elle a créé la scénographie de Natural Beauty Museum pour Patricia Allio et Eléonore Weber (après Premier monde en 2011) à l’occasion du Festival d’Automne au Centre Pompidou. Dernièrement, elle retrouve Philippe Baronnet pour La Musica Deuxième de Marguerite Duras et Kheireddine Lardjam pour Saleté de Robert Schneider. Elle travaille pour la première fois avec Cécile Arthus et pour Oblique compagnie en 2016 sur le texte de Métie Navajo, Taisez-vous ou je tire.

Maëlle Payonne | éclairagiste et régisseuse générale

MAELLE PAYONNE 1Sortie en 2008 de l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg en section régie, Maëlle Payonne travaille comme éclairagiste et régisseuse lumière pour différentes compagnies. Elle signe plusieurs créations lumière notamment pour Oblique Compagnie (Cécile Arthus), franchement, tu (Nicolas Kerszenbaum), L’accord sensible (François Lanel), Est ouest théâtre, Marcel et ses drôles de femmes, les ateliers mutantine. Taisez-vous ou je tire de Métie Navajo (Oblique Compagnie), et est assistante à la création lumière et régisseuse lumière pour la compagnie ARRT (Philippe Adrien).

Elle est régissseuse lumière pour la compagnie Asanisimasa (Frédéric Sonntag), la compagnie du veilleur (Matthieu Roy) et régisseuse générale des compagnies Placement libre (David Séchaud) et L’accord sensible (François Lanel). (Philippe Adrien).

 ILS et ELLES participent ou ont participé à la construction des projets de la Compagnie

Cécile Arthus (metteure en scène), Hélène Schmitt (chargée de production), Marc Arnaud (comédien), Cécile Toutain (comédienne), Mélanie Dreyfus-Quillacq (dramaturge), Anais Tromeur (scénographe), Maëlle Payonne (éclairagiste), Valérie Bajcsa (création son), Clément Bouvier (compositeur), Chantal Lallement (costumière), Catherine Saint-Sever (maquilleuse), Christophe Boisson (régisseur général), Stéphane Faerber (régie son), Eugénie Anselin (comédienne), Heidi Brouzeng (comédienne), Alban Guyon (comédien), Lazare Herson Macarel (comédien), Fabien Marais (comédien), Estelle Meyer (comédienne), Sébastien Michaud (éclairagiste), Jean-Marie Piemme (auteur), Sandra Reinflet (auteure), Ingrid Pettigrew (costumière), Gabriel Quillacq (graphiste), Stéphane Thévenin (photographe), Sadat Sekkoum (danseur-chorégraphe), Thierry Léger (vidéo), Frédéric Tiburce (Slam), Stéphane Gilbart (journaliste), Nicolas Turon (improvisation), Emeline Thierion (comédienne), Renato Fontana (développement web), Christophe Ragonnet (comédien), Elodie de Bosmelet (comédienne), Pamela Ravassard (comédienne), François de Brauer (comédien), Gilian Petrovski (comédien), Vincent Chatraix (comédien), Jérôme Dupleix (comédien), Christophe Triau (dramaturge), Yann Berthelot (comédien), Aurélien Rondeau (comédien), Benjamin Bourgeois (comédien), Gael le Naillon (scénographe), Philippe Gauthier (auteur), Perceval Sanchez (régie son), Vincent Urbani (régie lumière), Vincent Petruzzellis (régie son)…